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Pascal Rigo, p’tite boulangerie et grandes ambitions

Le 21 janvier 2026

Pascal Rigo se définit lui-même comme « un entrepreneur dans le monde de l’agroalimentaire, et notamment dans la boulangerie », un secteur qu’il a principalement développé aux États-Unis, où il a passé trente ans de sa vie. Il y participe notamment à la création de la première filière de blé bio du pays.

Par Christophe JeanJoseph

© DR

Pascal Rigo se définit lui-même comme « un entrepreneur dans le monde de l’agroalimentaire, et notamment dans la boulangerie », un secteur qu’il a principalement développé aux États-Unis, où il a passé trente ans de sa vie. Il y participe notamment à la création de la première filière de blé bio du pays.

Par Christophe JeanJoseph

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Interview précédente

En 2012, changement d’échelle : Il décide alors de vendre son entreprise, qui emploie à l’époque 2 000 salariés, à Starbucks, qui lui confie ensuite toute la partie Food pour l’Amérique du Nord, avec pour mission d’intégrer des ingrédients de grande qualité et, si possible, de faire progresser le chiffre d’affaires. Mission réussie : celui-ci passe d’un milliard en 2012 à six milliards en 2017.

Retour en France

En 2020, Pascal Rigo rentre définitivement en France et ouvre, avec un associé, « La P’tite Boulangerie » dans la région de Bordeaux. Six points de vente existent aujourd’hui, principalement dans le Sud-Ouest. Au-delà de sa casquette d’entrepreneur, il est chargé de mission pour le groupement d’intérêt public « Les entreprises s’engagent », ou il accompagne 108 000 entreprises et près de 2 millions de collaborateurs dans de grandes initiatives nationales autour de l’alimentation, la santé, la culture et l’éducation. Parallèlement, il préside le fonds de développement de la Confédération nationale de la boulangerie et a créé Pousse, une plateforme d’aide au secteur, avec l’aide de Transgourmet et de Bleu-Blanc-Coeur. L’objectif est simple : interroger les boulangers sur leurs besoins, et expérimenter des solutions concrètes pour accompagner les artisans du pays.

Produits irréprochables, écosystème durable

Avec Pousse, il vise d’ici cinq ans, à ce que 80 % des produits utilisés par 80 % des boulangers proviennent d’une agriculture vertueuse et équitable. Au-delà de la juste rémunération des agriculteurs, il s’agit également d’avoir un impact positif sur toute la filière et, in fine, sur les 30 millions de personnes qui consomment chaque jour un produit de boulangerie. Comme 80 % des ingrédients de base se résument à une dizaine de produits — farine, sucre, beurre, lait, œufs…, l’impact peut être rapide. Les boulangers sont déjà conscients de l’importance du lien au terroir pour faire vivre la filière agricole et pérenniser leur activité. Une filière capable d’assumer cinq centimes de plus sur un chausson aux pommes peut garantir la provenance de la pomme et la juste rémunération de celui qui la produit, tout en compensant par des économies sur le transport ou les emballages. En travaillant, pour Pousse, en collaboration avec Transgourmet, Pascal Rigo a trouvé un partenaire de choix. « Transgourmet est l’un des distributeurs, en France et même en Europe, qui peut faciliter l’accès, pour les consommateurs, à des produits transformés par des artisans, d’excellente qualité, et ainsi avoir un impact sur la santé de millions de personnes tous les jours. Peu de distributeurs possèdent cet état d’esprit et ces valeurs. »

Les néo-boulangers, gardiens du commerce de demain

Pour Pascal Rigo, la boulangerie reste « le seul commerce du quotidien ». Un lieu d’échange, de sociabilité, ou la qualité de l’accueil, l’accessibilité des produits et les odeurs du fournil créent un véritable lieu de vie. Le boulanger propose aujourd’hui une offre de restauration le midi, souvent le soir, et se transforme parfois en coffee shop. L’ouverture des fournils renforce encore la transparence et la relation de confiance entre le commerçant et ses clients. La profession voit émerger de nombreux artisans reconvertis, qui représentent désormais près de 40 % des nouvelles ouvertures. Leur approche diffère, mais elle inspire : ils ne sont pas issus du sérail, et possèdent une vraie fibre entrepreneuriale ainsi qu’une solide maîtrise de la gestion. Pascal Rigo cite notamment Bo&Mie, ou la chaîne Feuillette, des modèles attractifs qui permettent, au-delà de l’artisanat, de développer plusieurs points de vente. En créant « La P’tite Boulangerie », Pascal Rigo et son associé souhaitaient accompagner les futurs boulangers dans leur aventure entrepreneuriale, en apportant idées, financements, support et accompagnement dans la mise en place de leur gamme. Et pour garantir les règles fixées, à savoir vendre des produits bons et abordables, le binôme d’entrepreneurs se devait de trouver un fournisseur capable de répondre à leurs attentes de qualité. Là encore, Transgourmet est présent, il s’agit de l’un des fournisseurs avec lequel Pascal Rigo travaille depuis ses débuts. « Notre relation est extraordinaire. Ils nous ont aidés à devenir ce que nous sommes aujourd’hui. Notre entente est parfaite, et ils ont une excellente capacité à sourcer les bons ingrédients. C’est non seulement un fournisseur important à nos yeux mais aussi un partenaire avec qui nous partageons les mêmes valeurs », reconnait Pascal Rigo. Les valeurs, justement, se retrouvent selon lui dans le fait que Transgourmet a compris les attentes sociales des consommateurs. Et qu’il leur est possible d’aller chercher les produits demandés en y dédiant des équipes et en y allouant des moyens. « Transgourmet, ajoute-t-il, possède de surcroît la capacité de centraliser les livraisons et de dispatcher les produits avec une logistique puissante sur l’ensemble du territoire. Posséder sa force de vente, être à l’écoute des gens, c’est déjà beaucoup », conclut l’entrepreneur.