Marchés des grains et oléagineux : hausse des prix et fortes tensions

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La guerre impacte déjà l’offre et la demande en blé, maïs, orge et huile de tournesol, dont la Russie et l'Ukraine font partie des principaux exportateurs mondiaux. 

« Par ricochet, ces évolutions sur les disponibilités mondiales en matières premières agricoles pourraient avoir des impacts significatifs sur la sécurité alimentaire de plusieurs pays », prévenait déjà Marc Zribi, chef de l’unité Grains et sucres de FranceAgriMer, le 28 février au salon de l'agriculture. Le cours du blé enregistrait une nouvelle performance explosive vendredi à la mi-séance et venait flirter avec les 400 €/t sur l'échéance mai 2022. Le prix du colza, lui, flambait une semaine plus tôt de 41,25 €/t, à 796,75 €/t. 
« Le blocage des ports ukrainiens, alors que Kiev est le cinquième exportateur mondial de blé, et le report des opérateurs sur cette céréale en réaction à la flambée du maïs expliquent notamment ce nouveau plus haut historique, a expliqué à l'AFP Damien Vercambre, courtier pour le cabinet Inter-Courtage. « Les acheteurs devront se rabattre sur d’autres origines, et ils pourraient en résulter des tensions importantes sur les marchés des grains et oléagineux », ajoutait Marc Zribi au salon de l’Agriculture.

Les ports ukrainiens resteront fermés
jusqu’à la fin de la guerre

La Russie et l’Ukraine représentent 30 % des exportations mondiales de blé et d’orge, l’Ukraine est également le 4e exportateur mondial de maïs, le 5e de blé, le 3e pour l'orge. L’Ukraine et la Russie représentent près de 80% des exportations d’huile de tournesol dans le monde. En réaction aux nombreuses sanctions qui s’abattent sur la Russie, le monde des affaires abandonne de nombreux investissements et gèle ses transactions avec le pays. Les ports ukrainiens resteront fermés jusqu’à la fin de la guerre, ont annoncé les autorités ukrainiennes, qui appellent la communauté internationale à fermer leurs terminaux aux navires russes. La Russie pourrait en outre répliquer en restreignant elle-même ses exportations de pétrole et de gaz afin de mettre la pression aux pays dépendants de son énergie. Et le monde agricole va devoir se préparer à l’explosion des prix du gaz et des engrais azotés.

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