« Il y a un grand virage à prendre en cette sortie de crise »

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Trois questions à Barbara Bessot Ballot, corapporteure d'une mission d’information parlementaire sur l’organisation et les enjeux de la gastronomie et de ses filières. 

Dans le cadre de l’année de la Gastronomie, l’Assemblée nationale lance une mission d’information sur l’organisation et les enjeux de la Gastronomie et de ses filières afin de mener un travail de fond sur les défis de cet écosystème, de la terre à l’assiette sans oublier les arts de la table. Entretien avec la députée Barbara Bessot Ballot, Présidente du Groupe d’études France Gastronomie, qui la mènera avec Annaïg Le Meur, Vice-Présidente de la Commission des affaires économiques.

Quel est l’objectif de cette mission ?

L’idée, c’est d’examiner s’il est pertinent de créer une organisation qui fédère tout l’écosystème : restauration bien sûr mais aussi formation, producteurs, métiers de bouche, sans oublier les arts de la table. Et quand on dit « gastronomie », il ne s’agit pas d’une acception élitiste. Les chef.f.e.s sont bien sûr les locomotives, mais il s’agit plutôt de l’art de bien se nourrir de tous les Français au quotidien, un enjeu culturel et qui touche à l’intérêt général.

Comment allez-vous procéder ?

Les auditions vont commencer dès la semaine prochaine. Pour une mission sous cette forme, on a un maximum de six mois, mais Annaïg Le Meur et moi-même souhaiterions rendre notre copie fin septembre, juste après le Sirha. Pour être dans le cadre de l’année de la gastronomie, même si, initialement circonscrite à 2021, elle a débuté au moment de la réouverture des restaurants. Mais aussi parce qu’il y a un grand virage à prendre en cette sortie de crise, et que le Projet de loi de finances est présenté à l’automne… 

Qui allez-vous entendre ?

Au fil d’une quarantaine d’heures, tous les représentants des filières, des jeunes agriculteurs à Guillaume Gomez bien sûr… On sait ce qu’il va dire, mais il faut absolument l’entendre ! L’idée ce n’est pas d’accumuler des dogmes, mais de contribuer à structurer le propos. Même si c’est sur Zoom, il nous faut mettre les gens autour de la table, parce qu’on est dans un temps où il y a des choses à écrire tous ensemble.

Propos recueillis par Amélie Riberolle
Photo © Rose-Marie Loisy

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