2025 dans nos souvenirs et nos assiettes
Par Pomélo
2025 est terminée, mais les souvenirs culinaires sont encore là, tout chauds dans nos têtes. Voici un petit top 10 de ce qui nous a marqué et qui continuera de vivre a minima dans nos souvenirs en cette nouvelle année.
Les coquillettes au jambon — Chez Toto (Marseille)
Ce plat, on l’a vu et revu, même dans des palaces parisiens, mais difficile d’égaler celui de ce « bouchon » à la marseillaise : un repaire de copain·e·s où le jeune taulier originaire du coin, Antonin, fait vivre dans la cité phocéenne la recette servie chez son ancien employeur, le bistrot Paul Chêne à Paris (d’où le nom : coquillettes à la Sean Penn). Le secret, c’est sans doute — outre le parmesan et le jambon cuit — l’ajout de fond de veau, pour une texture encore plus enveloppante.
131, rue Breteuil, 13006 Marseille — 04 91 42 59 91 — https://www.instagram.com/bistrotcheztoto/?hl=fr
Le Mont d’Or - merguez — Le Tagine (Paris)
C’est probablement l’un des meilleurs restaurants de couscous de Paris (et de tajines aussi), animé par une grande aubergiste au caractère bien trempé : Marie-José Mimoun, dite « Marie-Jo ». Elle n’a pas peur de croiser les cultures et propose, en entrée, un Mont d’Or entier dans lequel on trempe des morceaux de merguez (le sourcing est toujours impeccable chez elle).
13, rue de Crussol, 75011 Paris — 01 47 00 28 67 — https://www.instagram.com/restaurantletagine/
La tarte Tatin — La Maison Tatin (Lamotte-Beuvron, Loir-et-Cher)
Manger la célèbre tarte dans l’ex-hôtel-restaurant de Caroline et Stéphanie Tatin, les fameuses sœurs, comporte un risque : celui de voir la déception pointer le bout de son nez. Mais ce ne fut pas le cas. Grand moment : le morceau de pomme fond en une nanoseconde. On sent aussi que le caramel a fait son travail, infiltrant les strates du fruit. Crème d’amandes dessous ? Non, il n’y en a pas dans la recette originale, mais on peut en avoir l’impression : sans doute cette partie de pommes moins exposée au caramel, avec plus de mâche. Et la pâte croque sous la dent : texture biscuitée pour cette pâte brisée.
5, avenue de Vierzon, 41600 Lamotte-Beuvron — 02 54 88 00 03 — https://www.instagram.com/la.maison.tatin/?hl=fr
Le cordon bleu de céleri-rave — Suffren (Marseille)
Sur le papier, ce genre de plat est toujours casse-gueule. Et pourtant : grâce au doigté du chef Adrian Tran, cela devient une petite merveille, une assiette à la fois fine et coquine. Pas étonnant que cette nouvelle adresse de la deuxième ville de France soit devenue l’un des bistrots les plus acclamés localement.
44, rue Saint-Suffren, 13006 Marseille — 04 86 68 22 66 — https://www.instagram.com/suffren.marseille/?hl=fr
L'hôtel - restaurant Le Mas de Peint (Arles)
Impossible de citer un plat en particulier : tout le travail du chef colombien Juan Ipuz impressionne dans son registre classico-créatif. Ici, des pleurotes en tempura à la truffe, accompagnées d’un velouté de champignons et d’une émulsion carbonara ; là, un filet de canette sauce cerise, purée de pommes de terre vitelotte et déclinaison de chou-fleur…
Route de Salin-de-Giraud, 13200 Arles — 04 90 97 20 62 — https://www.instagram.com/lemasdepeint_manadejacquesbon/?hl=fr
Le buffet de desserts de La Maison Carrier (Chamonix-Mont-Blanc, Haute-Savoie)
À l’heure où le contexte économique et politique est plus incertain que jamais, on a besoin de réconfort. Et cette auberge toute de bois vêtue (Relais & Châteaux, où se situe aussi la table gastronomique — étoilée au guide Michelin — du chef Damien Leveau) est un paradis qui perpétue la culture du buffet de desserts, tous faits maison évidemment : de la crème caramel à la tarte au citron meringuée, en passant par l’île flottante. Encore !
Hameau Albert 1er, 44 route du Bouchet, 74400 Chamonix-Mont-Blanc — 04 50 53 00 03 — https://www.hameaualbert.fr/fr
La Tatin de boudin et poire — Lissit (Paris)
La jeune cheffe Claire Grumellon (d’abord croisée chez Bichettes puis Vaillant) a de l’or dans les mains : des œufs mayo aux piments, une brioche toastée aux moules, une caille farcie au foie blond avec haricots coco… et bien sûr ce duo boudin-poire, transformé en tarte tatin. Pur moment d’émotion : on en aurait repris pour le dessert.
48, rue de la Folie-Méricourt, 75011 Paris — 01 80 87 22 68 — https://www.instagram.com/lissit__/
Le poulet frit — Buck (Paris)
Du bon vin, de bonnes bières, et un poulet frit complètement addictif, à commander en version ailes ou tenders. Le tout accompagné de sauces maison (mayonnaise aux piments fumés ou au poivre, barbecue tomatée, moutarde fumée…) et d’une brioche pour éponger : bienvenue chez Buck, lancé par des jeunes qui s’y connaissent, pour avoir fait leurs classes dans de beaux établissements modernes (bistrot Le Servan, table gastronomique Neso).
25, rue de la Forge Royale, 75011 Paris — 01 43 31 35 77 — instagram.com/buckfriedchicken/
Le steak au poivre — Bolea (Paris)
Dans la charmante rue du Printemps a ouvert il y a peu un exceptionnel bistrot traditionnel de poche : Bolea (le patron, Vincent, est déjà à l’origine d’Alea, dans un autre arrondissement). La cheffe Léa Lestage prépare notamment une pièce du boucher qui vit sa meilleure vie dans son bain de sauce au poivre, avec en second rôle de grosses frites bien dorées.
30, rue du Printemps, 75017 Paris — 09 60 07 99 08 — https://www.instagram.com/bolearestaurant/?hl=fr
Le kouign-amann — Maison Malécot (Saint-Malo)
On l’a déjà écrit ici : Giovanni Malécot est l’un des pâtissiers les plus doués de l’Hexagone, formé dans de grandes maisons en France, à New York et à Bruxelles. Son kouign-amann est un monument du genre : très beurré mais pas écœurant, plié (et non roulé), extrêmement croustillant à l’extérieur et moelleux dedans. Une folie douce.
4, avenue du Révérend Père Umbricht, 35400 Saint-Malo — 02 99 48 79 85 — https://www.instagram.com/maisonmalecotpatisserie/?hl=fr