Angleterre : le nouveau confinement met l’hospitality en péril

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Après l’annonce d’un second confinement sur le territoire par Boris Johnson, le secteur de l’hospitalité s’inquiète de voir surgir la véritable catastrophe économique tant redoutée. 

Le soir du 4 novembre à 22h, les lieux de restauration ont fermé leurs portes. Alors que la France amorce depuis le 29 octobre dernier ses premiers jours d’un nouveau confinement, Boris Johnson n’a pas tardé lui aussi à prendre des mesures drastiques pour tenter de ralentir la progression du virus en Angleterre. « Dans ce pays, hélas, comme dans une grande partie de l'Europe, le virus se propage encore plus rapidement que les pires scénarios raisonnables de nos conseillers scientifiques. » s'alarmait le Prime Minister. En effet, le 29 octobre, on comptait chez nos voisins d'Outre-Manche 326 morts du coronavirus et le SAGE (conseil scientifique consultatif du gouvernement) prédisait avant octobre que le Royaume-Uni compterait un nombre de morts significativement plus élevé que lors de la première vague, avec des projections dépassant ce qui avait été identifié comme pire scénario" nous apprend Eater London.

Ce confinement rigoureux qui a démarré le 5 novembre et doit se terminer peut-être au 2 décembre entraîne, comme en France, une fermeture des lieux de restaurations, pubs, bars et commerces non-essentiels. Cependant, cela sera pourrait porter un énorme coup au secteur de l’hospitalité, déjà largement assommé depuis le couvre-feu de septembre.

« Ce récent arrêt sera douloureux pour les mois et les années à venir »

Kate Nicholls, directrice générale d’UKHospitality a déclaré que les mesures prises étaient soutenues par l’association professionnelle de l’hôtellerie : « Les objectifs de santé publique sont, à juste titre, le motif des nouvelles mesures, et pour cette raison, nous soutenons entièrement toute action proportionnée nécessaire. » Mais alerte avec vigueur sur les conséquences désastreuses que ce deuxième confinement aura sur les entreprises et restaurants « Les coûts pour les entreprises de l'hôtellerie d'un second lock-out seront encore plus lourds que le premier, après des périodes de fermeture forcée, l'accumulation de dettes massives et ensuite une baisse significative des échanges en raison des restrictions des dernières semaines. Le secteur a été le plus durement touché et le premier, et ce récent arrêt sera douloureux pour les mois et les années à venir.» 

UKHospitality rappelle également que le secteur de l’hospitalité représente dans le pays 10 % des emplois, 6 % des entreprises et 5 % du P.I.B. A l’instar d’autres pays anglo-saxons comme les Etats-Unis, l’hôtellerie est pourvoyeuse d’emplois pour les jeunes, qui financent notamment leurs études grâce à ces jobs. Le secteur aurait réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 130 milliards de livres. Le Guardian nous apprend que le secteur approchait les 80 milliards cette année, mais une dégringolade de plus de 60 millions est à prévoir à cause de ce nouveau lockdown général. Le journal britannique souligne également que près de 500 000 emplois ont été perdu dans le secteur depuis le début de la crise sanitaire et que d'ici février 2021 il faudra certainement compter sur 750 000 emplois perdus. Selon Eater London toujours, seulement 33% des licenciés de l'hôtellerie aurait retrouvé un emploi à ce jour. Boris Johnson a annoncé renforcer la prolongation du « Furlough Scheme » plus ou moins transformé en "job support plan", plan qui doit assurer le financement à hauteur de 80 % du chômage partiel pour les Britanniques, au moins jusqu’à décembre. Une nouvelle situation d’angoisse pour l’Angleterre qui, samedi 31 octobre, dépassait le million d’infections

HB

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