Les boulangeries Ange soutiennent les restaurateurs

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La précarité des restaurateurs interpelle tous les autres commerces de France. Certains, comme les boulangeries Ange, tentent d'y remédier.

La situation critique des restaurateurs se creuse. Après des mois de changements, d'ajustements, d'ouverture brève et enfin de fermetures définitives, l'horizon du secteur de la restauration ne s'éclaircira pas tout de suite. La solidarité envers ses acteurs s'affirme de plus en plus, que ce soit à haute échelle, avec les multiples campagnes de soutien, inaugurées notamment par Burger King qui appelait à soutenir un secteur qui emploie des milliers de gens, puis reprises par Metro qui appelle également au soutien des plus petites structures de restaurants, établissements de quartier, ou de famille. Le secteur est scruté et l'alarme n'a jamais été aussi sonore.

« Ouvrons nos vitrines à ceux qui sont contraints de les fermer »

Les commerces essentiels souhaitent eux aussi accueillir l'offre des restaurateurs lorsque cela est possible. Les établissements de boulangerie Ange on fait le saut et souhaitent permettre aux confrères restaurateurs de profiter d'un espace de vitrine pour leur vente à emporter. Ange représente à ce jour 170 boulangeries et points de vente en France et au Canada et cet élan de solidarité pourrait rayonner. L'appel a été repéré notamment sur le réseau professionnel LinkedIn, avec pour en-tête : « Ouvrons nos vitrines à ceux qui sont contraints de les fermer » et le hashtag #ons'arrANGE.

L'opération, qui encourage le soutien des restaurateurs locaux, devrait se présenter sous cette forme : à partir de 16 heures, un établissement Ange peut mettre à disposition une partie de son meuble de vente à un restaurateur. Acheter son pain bien sûr, et le plat qui va avec pour le dîner. L'intégralité de la recette revient au restaurateur. Selon GIRA pour le Journal du Dimanche, la fermeture imposée du second confinement devrait être sans appel pour le secteur qui accuse sa pire dégringolade depuis le début de l'année : « Chaque semaine confinée se traduit par 80 millions de repas non servis et 1 milliard d'euros de recettes perdues, chaque semaine de couvre-feu représente 65 millions de repas perdus et 900 000 euros de manque à gagner. » 

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