Vin & vrac : Oé s'associe à Jean Bouteille

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Le vin s'attache à la logique du vrac. Oé, les vins bio, sans pesticides, s'associe à Jean Bouteille et célèbre le retour de la bouteille consignée. 

Oé, la start up lyonnaise qui continue son escalade n'en finit plus d'innover pour mettre en valeur ses vins certifiés bio et garantis 100% sans pesticides. Thomas Lemasle a imaginé Oé il y a quelques années pour réconcilier producteurs, amateurs de vin, restaurateurs responsables autour d'un vin qui change la donne. Après des années d'innovation depuis 2015, le chantier le plus important semble être enfin terminé : Oé s'associe à Jean Bouteille, qui imagine des solutions zéro déchet pour les liquides, afin de permettre la vente du vin en vrac grâce à des bouteilles consignées. 

Un chantier important et nécessaire

Le vin en vrac est un sujet important que Thomas Lemasle défendait déjà dans l'entretien qu'il nous accordait : « Le réemploi d’une bouteille représente 79% de gaz à effet de serre en moins, 80% d’énergie en moins et 33% d’eau en moins. Une bouteille de la métropole de Lyon jetée pour recyclage coûte 5 centimes à la collectivité. Plus la consigne sera développée, plus ces sommes seront réorientées vers d’autres projets. » Déjà très développé dans les pays du Nord, le vin et le vrac en France peine à se faire une place mais l'association entre Oé et Jean Bouteille pourrait changer la donne comme le déclare ce dernier : « Aujourd'hui, nous sommes heureux de leur permettre désormais de faire un pas de plus grâce à nos solutions de distribution, pour servir leurs délicieux vins en vrac dans nos bouteilles réutilisables à vie & consignables. »

Le vrac connaît un essor depuis la pandémie. Une petite baisse de régime au début de la crise sanitaire, forcément causée par les restrictions dans les magasins, cependant beaucoup de chefs et de restaurateurs semblent de plus en plus se tourner vers cette solution résolument économique et durable. La projet de loi Climat et Résilience qui a été présenté en février lors du Conseil des ministres met en lumière notamment que « pour réduire les emballages plastiques, le texte prévoit que tout commerce de plus de 400 mètres carrés devra consacrer 20% de sa surface de vente au vrac d'ici à 2030 », nous rappelle Les Échos dans son article. Du côté des consommateurs, le vrac demeure une solution rapide et économique et une manière d'introduire plus d'éco-responsabilité dans les foyers. Aujourd'hui, pratiquement tous les produits de consommation comestibles sont disponibles en vrac et le bio reste plus accessible par ce biais qu'emballé, un constat qui séduit de plus en plus de Français. 

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