Please ensure Javascript is enabled for purposes of website accessibility A table Paris, par le printemps qui court | Sirha Food

A table Paris, par le printemps qui court

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Le printemps arrive, et avec lui l'envie de sortir, de retourner en terrasse, et, fatalement, de s'attabler à celles des restaurants.

CLAMATO

Il y a des restos qui ne courent pas après la hype. Ils sont là, point. Solides sur leurs appuis, tranquilles dans leurs baskets, indifférents au bruit. Clamato fait partie de cette team-là. La petite sœur marine de Septime — autant dire qu’elle a grandi dans une belle maison. Comme on ne peut pas réserver, on y débarque comme on peut (oui, parfois on patiente un peu, mais ça fait partie du jeu), on s’installe, et là… on laisse parler l’appétit. Pas besoin de stratégie. Tu pioches, tu partages, tu recommandes. Zéro déception, full plaisir. Ça claque, ça croustille. Ici, la mer est partout, mais sans folklore. Pas le resto de fruits de mer version nappe à carreaux. Plutôt l’iode net, la vague fraîche, le produit qui tape juste. Les Saint-Jacques (en pleine saison, hello) font des étincelles. Les tenders de lotte ? Ça met tout le monde d’accord, même les suspicieux. Et les nachos sont tout sauf anecdotiques. Le service est canon : précis, cool, jamais figé. La bonne place ? Au comptoir, évidemment. Même sans vue sur la cuisine planquée en sous-sol, c’est là que ça vit. Bref, quand t’es en rade d’idée mais pas d’exigence, Clamato c’est la valeur refuge. Celle qui te rappelle que la simplicité, quand elle est bien faite, peut être sacrément dingo.

📍 80 Rue de Charonne, 75011 Paris

✔️ Tous les jours : 12h00 – 14h30 et 19h00 – 22h30

💶 20 – 40 €

 

 

VIVIDE

Et voilà… la découverte qui te tombe dessus juste, comme un cadeau que t’avais pas commandé mais que le Père Noël a bien pigé que ça te ferait plaisir ! Paris ne manque pas de bonnes tables – on est d’accord – mais des adresses qui s’illustrent vraiment, qui surprennent, qui te font dire “oula !… là y’a un truc là !”, ça court pas les rues non plus. Vivide, c’est la seconde adresse dégoupillée par la team de Pristine, dont la réputation court plus vite que le bouche-à-oreille. L’accueil est doux comme un massage bien huilé, la déco brute et moderne (diner aux chandelles sur tables en béton), et que dire du comptoir face aux cuisines... Le spectacle commence avant même la première bouchée. La signature ? Une cuisine 100 % végétale -un modèle qui s’impose clairement aux fourneaux parisiens- qui met un uppercut à la Mike Tyson ! La preuve que le “sans viande” peut être vibrant et carrément généreux. Amène un pote viandard, celui qui jure que “sans steak, pas de plaisir” : s’il ressort déçu, c’est qu’il n’aime pas manger, point. Des entrées aux desserts, les assiettes sont canons. Un merveilleux travail au barbecue accompagné de sauces qui claquent, du relief, du goût… du goût, du goût et encore du goût. On flaire le savoir faire et la passion en cuisine. Pas de démonstration militante, juste du plaisir, bien exécuté, bien envoyé. Ah oui, il y a aussi le pain juste dingue qui vient de chez Union, la boulangerie qui fait tourner la tête des parisiens. Bref, Vivide, c’est une de nos découvertes de 2025, et spoiler, on y retourne en 2026.

📍 3 rue Dancourt, 75018 Paris

✔️ Du mardi au samedi : 19h00 – 23h00

💶 Menu en 7 temps à 85€ hors boisson

 

 

RED SAUCE

Chez Red Sauce, comme son nom ne l’annonce qu’à moitié (ou peut-être très clairement, en fait), on ne vient pas pour manger tiède. Ici, ça chauffe la langue, ça parle fort, ça gesticule presque comme à Little Italy. Un bout de New York posé là, avec l’accent italien en bande-son. À la carte ? Pasta et pizza. Simple. Efficace. Basta cosy. Mais clairement pas sage du tout. On fonce direct sur la spécialité locale les spaghetti all’assassino. Rien que le blaze met la pression. Les pâtes cuisent à la poêle, directement dans une sauce tomate bien rouge, bien concentrée, et surtout bien shootée aux piments oiseaux. Ça attache un peu, ça caramélise sur les bords, ça prend ce petit goût presque torréfié qui rend accro. Première bouchée : ça chauffe. Vraiment. Et puis arrive la stracciatella, servie à part. On la verse dessus comme un geste de secours et de gourmandise à la fois, et d’un coup le feu se fait plus doux, plus crémeux, presque enveloppant. L’équilibre est là. Les pâtes ? Parfaitement al dente, évidemment. Sinon ce ne serait pas des pâtes. Mais le plus dur, c’est de ne pas détourner les yeux. Une salade Caesar est passée devant moi — foutraque, généreuse, très new-yorkaise dans l’attitude. Les linguine derrière semblaient elles aussi faire sérieusement de l’oeil. Bref. Une première claque. Et clairement, on tend l'autre joue.

📍 9 Cour des Petites Écuries, 75010 Paris

✔️ Tous les jours : 12h00 – 14h00 et 19h00 – 22h45

💶 20 – 30€

 

 

OCCASION

Il est des endroits où tout commence avant même la première bouchée. À peine le pas de la porte franchi, on sait. On respire autrement. Occasion, c’est exactement ça. Une bulle. Une oasis douce, mais pas mièvre. Juste parfaitement dosée. Les couleurs vous enveloppent, la déco design chuchote qu’elle a été pensée par quelqu’un qui aime les détails, les chaises vous retiennent, les sourires vous attrapent. On est déjà un peu ailleurs. Et puis la carte arrive. Enfin… “la carte”. Pas vraiment de choix. On vous annonce le défilé en quatre temps. Pas d’échappatoire. Pas de plan B. Il faut lâcher prise et faire confiance à Margaux et Candice. Franchement ? Aucun danger. Derrière ce qu’on pourrait imaginer comme de la complexité se cache une vraie tendresse. Ça travaille, ça réfléchit, mais ça ne cherche jamais à impressionner pour impressionner. On sent le plaisir de faire plaisir. Et ça change tout. On flirte avec le régressif, mais version 2025. On tutoie la prise de risque, mais en terrain sécurisé. On devine des influences sans jamais réussir à mettre une étiquette. Et tant mieux. On se laisse porter. Arrive la fin, on réalise qu’on a ce sourire un peu niais d’enchantement. La carte des vins ? Des flacons choisis avec le cœur. L’addition ? Presque une bonne nouvelle. Parce que oui, il y a tellement de tables bien plus chères qui racontent beaucoup moins. Ah, et surtout… allez faire un tour aux toilettes. La bande-son vaut le détour. Une diva médiatique de la gastronomie vous accompagne. Surprise totale. Fou rire discret garanti. Sérieusement, c’est LA surprise de ce début d’année.

📍 13 Rue Jacques Louvel-Tessier, 75010 Paris

✔️ Du mardi au samedi : 19h00 – 22h00

💶 50 € – 60 €

 

 

BISTROT PAUL CHENE – CHERCHE MIDI

Il y a des jours où on a envie de faire tradi. Mais tradi, genre tradi. De ceux où le gras devient un mot tendre, où la nappe à carreaux t’appelle par ton prénom, où l’estomac réclame du solide, du franc, du qui tient aux côtes. Du vrai quoi. Pas de revisite. Pas de concept perché. Pas de twist inutile. Juste du classique bien envoyé. Alors direction le Bistrot Paul Chêne – Cherche Midi. La petite sœur du 16e, version rive gauche qui ne s’excuse de rien. Ici, on célèbre la canaille avec sérieux. Œufs mayo au garde-à-vous. Pâté en croûte de compétition. Escargots frétillants, prêts à plonger dans un beurre qui claque. Et quand les plats arrivent, silence religieux. Quenelles dodues, côte de bœuf bien saignante, andouillette fière, tartare précis, confit qui s’effiloche sans résistance. Un musée de bistrot, oui, mais vivant. Bruyant. Habité. Et puis il y a la frite. La vraie star. Maison. Dorée, croustillante à souhait, salée juste comme il faut. Référencée parmi les meilleures de Paris — et franchement, aucune surprise. On tombe dedans plus vite que le bitcoin un lundi noir. Et on n’a aucune envie d’en sortir. Au fond, on s’en fiche d’être raisonnable. Ici, on coche tout : kiff, plaisir, régalade. Tradi ? Oui. Mais tradi qui met tout le monde d’accord.

📍 79 rue du Cherche Midi, 75006 Paris

✔️ Le lundi : 19h30 – 22h00 // du mardi au vendredi : 12h00 – 14h30 et 19h30 – 22h00 // le samedi : 13h00 – 15h00

💶 30 € – 50€